Conseils et recommandations

…ou: Quoi faire, mais aussi quoi ne pas faire

Mise à jour le 2020-05-30 (version 1.7)


Sommaire
Introduction
Contamination et symptômes
Aspects médicaux
Précautions
Quelques aspects psychologiques
Quelques aspects non-médicaux


Introduction
Rappelons tout d’abord que la pandémie qui frappe à l’heure actuelle l’ensemble de la planète est due à un nouveau virus, le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère SARS-CoV-2 (le nom officiel est le nom anglais Severe Acute Respiratory Syndrome ou SARS-CoV-2), un cousin plus ou moins proche du virus responsable de la pandémie de SRAS qui a frappé en 2002-2003, mais aussi des rhumes et des différentes formes d’influenza. Dans l’état actuel des connaissances, ce nouveau coronavirus proviendrait d’une chauve-souris, Rhinolophus affinis, alors qu’un petit animal, le pangolin est soupçonné d’avoir joué un rôle dans la dissémination initiale.

De son côté, la maladie associée à ce coronavirus a reçu par l’OMS le nom officiel de maladie à coronavirus 2019 ou Covid-19 (acronyme anglophone pour coronavirus disease 2019). Le genre (masculin ou féminin) de cette nouvelle maladie est encore mal défini en français et il vaut mieux éviter le débat en parlant plutôt de la maladie à coronavirus 2019 ou l’utiliser dans des situations ou le genre n’intervient pas, comme dans la pandémie de Covid-19. Nous avons sûrement mieux à faire par les temps qui courent que de se poser des questions sur le sexe des… plutôt le genre d’une maladie! Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit d’une maladie contagieuse, très contagieuse même, et qu’il n’existe à l’heure actuelle ni vaccin pour empêcher la prolifération du virus, ni médicament pour la soigner. Malgré tout, il peut être intéressant de préciser que l’Académie française, qui elle a le temps devant elle car elle est immortelle, s’est prononcée à ce sujet. Même si la nouvelle est rapportée par Radio-Canada, qui n’est pas neutre dans le débat puisque la Société d’état a tranché depuis le début! Mais ce qu’on ne devrait absolument pas faire, c’est confondre la maladie Covid-19 avec un virus, comme dans cet article rédigé par quelqu’un du domaine pharmaceutique en France. Avez-vous remarqué la phrase, la deuxième de l’article: « Le Covid-19 est un virus , on en a eu… » . J’ai hésité à mettre cet article « légèrement » polémique et pour le moins discutable ici où dans le dossier Légendes urbaines… Si vous n’avez rien de mieux à faire, lisez les commentaires jusqu’à la fin, c’est édifiant!

Rappelons également qu’un virus est un être vivant, mais qu’il est incapable de se reproduire seul: il doit nécessairement utiliser les capacités d’un hôte (ici un humain infecté) pour se reproduire et proliférer, contrairement par exemple à une bactérie, capable de se reproduire seule. Donc, pour être atteint de la maladie à coronavirus 2019, il faut d’abord être infecté. Comment être infecté? On ne connaît à l’heure actuelle qu’une seule méthode de transmission de la maladie, par adsorption du virus par le nez, la bouche ou (dans une moindre mesure) par les yeux; cette contamination se produit lorsque des gouttelettes produites par une personne contaminée s’introduisent dans l’organisme et pénètrent dans les voies respiratoires.. Le virus ne saute pas tout seul sur le monde!

Retour au sommaire

Contamination et symptômes
La première chose concernant la contamination est de bien réaliser qu’elle est à double sens: soit on attrape la maladie, soit on la transmet. Autrement dit, il est fondamental de bien être conscient qu’on protège les autres en se protégeant pour ne pas l’attraper, mais également qu’on se protège soi-même en protégeant les autres. Si la période couramment reconnue d’incubation est de l’ordre de 14 jours (durée entre l’adsorption du virus et la manifestation des premiers symptômes), les connaissances que l’on a de la maladie évoluent de jour en jour. Ainsi, on pensait initialement qu’une personne asymptomatique, ne présentant pas de symptômes, ou pré-symptomatique, c’est-à-dire avant qu’elle ne présente des symptômes, ne pouvait pas transmettre la maladie. On sait maintenant que c’est faux et que les contaminations asymptomatique ou pré-symptomatique sont probablement très importantes et jouent un rôle majeur. Malheureusement… D’où le conseil pour éviter de contaminer les autres: s’isoler dès l’apparition des premiers symptômes: on a peut-être déjà (ou probablement) contaminé d’autres personnes, mais il faut au minimum limiter les dégâts. La guérison, même si là encore la science en apprend tous les jours, est souvent considérée comme complète après … plusieurs semaines! On en connaît encore très peu sur ce virus et il n’a pas fini de nous surprendre!

Notons tout de suite que les jeunes et les vieux, exposés aux mêmes environnements contaminés, ont les mêmes chances (ou plutôt probabilités) de développer la maladie. Par contre, plus les personnes présentent des conditions préalables de comorbidité (diabète, obésité, faiblesse du système immunitaire, haute pression, problèmes cardiaques, etc.), plus la maladie les frappera sévèrement. Et comme les personnes âgées ont plus de probabilités d’être atteintes de ces facteurs de comorbidité, la maladie sera plus dangereuse pour elles. Mais on a assisté à de nombreux cas de personnes âgées qui ont guéri et à des décès chez des personnes jeunes, sportives et en excellente santé a priori!

Les principaux symptômes auxquels la maladie à coronavirus est associée sont les suivants:

Les douleurs dont il est question sont les douleurs souvent associées à la grippe, en particulier les courbatures. À cette liste de symptômes, il faut en ajouter quelques-uns qui ont été signalés plus tard, l’atténuation voire la disparition de l’odorat et du goût, qui semblent présents chez de nombreuses personnes infectées. Mais n’oublions pas qu’on peut être infecté sans présenter ces symptômes: il n’est pas rare d’être asymptomatique, ce qui n’empêche pas d’être contagieux!

    Avec le temps, malheureusement, de nouveaux symptômes ont été identifiés. Sont-ils réellement liés à la Covid-10? Rien n’est certain et seuls l’avenir et des études supplémentaires pourront trancher la question. Ainsi, dès la fin du mois d’avril, sur Radio-Canada (entre autres), un article semblant concerner plus spécifiquement les enfants: le syndrome des orteils bleus ou décolorés. Cette décoloration ne semble pas dangereuse, mais est peut-être un signe de la contamination par le coronavirus. Plus inquiétant, après l’atteinte aux poumons, aux reins, etc., le virus a l’air de participer à la formation de micro-caillots de sang, qui peuvent à leur tour avoir des conséquences néfastes: le virus n’a pas encore livré tous ses secrets, hélas!

Dès qu’on se pense atteint de la maladie, il faut contacter le téléphone mis en service spécifiquement pour ça,c’est-à-dire: soit le 418 644 4545, soit le 450 644 4545, soit le 514 644 4545, soit le 819 644 4545, soit le 877 644 4545 (sans frais) suivant le code régional de son lieu de résidence. Si vous êtes de retour de voyage depuis moins de 14 jours, signalez un de ces numéros dès l’apparition des premiers symptômes: il remplace le numéro habituel d’Urgence Santé, le 411. Les personnes malentendantes (ATS) peuvent appeler le 1 800 361 9596 (sans frais).

Mais ne vous présentez pas dans une clinique sans avoir obtenu au préalable un rendez-vous et ne vous présentez pas à l’urgence d’un hôpital, même si vous souffrez alors de difficultés respiratoires: appelez plutôt le 911. Et malgré les précautions qu’on doit prendre, il est important de continuer à aller à l’urgence d’un hôpital si on a un accident ou si on est victime d’un infarctus, d’un ACV, etc. Les urgences ne sont pas moins sécuritaires qu’avant.

Retour au sommaire

Aspects médicaux
La médecine dispose actuellement de plusieurs armes lorsqu’une maladie risque d’infecter des personnes ou lorsque quelqu’un a été infecté. La première arme est le vaccin, qui permet d’empêcher la maladie de se propager chez un patient atteint et donc d’éliminer l’agent infectieux avant qu’il ne prolifère et devienne dangereux: le but du vaccin est d’apprendre à l’organisme à reconnaître l’agent infectieux et à aller puiser dans sa mémoire l’anticorps qui permet de lutter contre cet agent. Malheureusement, comme la maladie à coronavirus est une nouvelle maladie, il n’existe aucun vaccin pour la prévenir. Les scientifiques ayant besoin d’un minimum de 12 à 24 mois pour concevoir le vaccin, le réaliser, le tester en termes d’efficacité mais aussi d’absence d’effets secondaires néfastes et le faire approuver par les organismes nationaux et internationaux de santé, il n’est pas possible d’utiliser cette arme pour le moment. Gageons que le nombre de scientifiques et de laboratoires qui travaillent à l’heure actuelle sur le sujet permettront de minimiser cette durée et que l’OMS et Santé Canada auront à cœur d’accélérer les procédures d’approbation…

La deuxième arme majeure sont les fameux tests de dépistage. Plusieurs existent à l’heure actuelle, dont celui utilisé au Québec, à peu près tous utilisant la même technique de base, la PCR (réaction en chaîne par polymérase). Pour simplifier, ils consistent à dépister dans les échantillons prélevés un segment d’ADN spécifique au virus. Leurs défauts sont assez nombreux. La première difficulté vient du fait que prendre les prélèvements (un dans la gorge et idéalement un dans chaque narine pour pouvoir différencier entre une affection récente et des affections antérieures, par la grippe par exemple) est assez invasif et pas très agréable pour le patient. La deuxième tient à la difficulté analytique: en effet, la technique utilisée, en deux étapes, demande un personnel spécialisé et un appareillage qui n’est pas nécessairement courant dans les laboratoires d’analyse. Les laboratoires doivent d’ailleurs se faire « valider » avant que leurs résultats puissent être utilisés. La troisième difficulté provient du matériel et des réactifs utilisés: pensons aux fameux écouvillons (les longs Q-tips). À l’échelle mondiale, il y a bien entendu une pénurie de ces écouvillons et de ces réactifs, bien que la « recette » des réactifs ait été distribuée à plusieurs fournisseurs. Mais là encore, il faut être prudent et s’assurer que les réactifs nouvellement fabriqués correspondent bien à ce qui est attendu! On ne parlera pas ici des coûts de ces tests.

D’autres tests sont en préparation (ou en phase d’homologation), qui devraient être beaucoup plus rapides: on parle de deux minutes, sans invasion corporelle puisqu’il suffit d’une goutte de sang. La différence entre ces tests appelés sérologiques et les tests PCR tient au fait que les tests sérologiques cherchent à détecter la présence d’anticorps spécifiques au coronavirus. Dès que ces tests seront homologués et disponibles en grand nombre, ils permettront à la fois de déterminer si une personne est atteinte (normalement avant l’apparition des premiers symptômes…), mais aussi si elle a été infectée et est guérie! Et on pourra avoir les résultats beaucoup plus vite (2 minutes au lieu de 24-28 heures minimum) et en plus grand nombre. Il est facile de voir tout le potentiel qu’ils présentent.

La troisième arme majeure dont on dispose habituellement est la médication. Pour le moment, il n’existe aucun médicament reconnu pour soigner la maladie à coronavirus. Comme ça n’est pas une bactérie, les antibiotiques ne sont d’aucune utilité. Quelques médicaments connus en médecine sont à l’étude dans plusieurs hôpitaux et centres de recherche à l’échelle mondiale. Citons la chloroquine et son dérivé, l’hydroxychloroquine, la colchicine, etc. Les études en sont à une étape de recherche: il est important que ces médicaments, utilisés normalement pour d’autres pathologies, soient utilisés sous surveillance médicale car ils peuvent présenter des effets secondaires très graves pouvant aller jusqu’à la mort! Ne jouons pas aux apprentis sorciers, il en va de notre santé. Et laissons les médecins et les chercheurs s’en occuper dans le cadre de protocoles très stricts. Sinon, les résultats individuels qui pourraient être obtenus éventuellement ne pourront pas être pris en compte. SI vous avez reçu un diagnostic de maladie à coronavirus et voulez faire faire partie d’un essai clinique à la colchicine, vous pouvez contacter le 1-877-536-6837 ou aller sur le site de l’étude coordonnée par le Centre de Coordination des Essais Cliniques de Montréal. Beaucoup d’espoir, mais aucune garantie de succès.

    Ainsi, à titre d’exemple, la fameuse hydroxychloroquine n’a jamais vraiment prouvé son efficacité comme médicament curatif contre la Covid-19 et surtout pas en prévention! suivant une dépêche de l’agence Reuters, reprises par de nombreux media, l’OMS a même mis fin temporairement à son essai clinique pour étudier ce médicament. Même le remdesivir, pourtant l’objet de promotion de la part de certaines personnes, tarde à faire ses preuves!

Beaucoup d’informations circulent actuellement sur Internet, concernant des tests de dépistage miracle « quasiment » gratuits, des médicaments extraordinaires, des recettes exceptionnelles pour se débarrasser du virus, ou se désinfecter, un nouveau vaccin, etc. Répétons-le: il n’existe actuellement AUCUN vaccin, AUCUN médicament, AUCUN test sérologique agréé, ni AUCUN produit, naturel ou non, permettant de se protéger efficacement contre le virus. Une bonne précaution à prendre si vous tombez sur ce genre d’annonce, allez voir le site du Gouvernement du Québec qui explique Comment reconnaître une bonne source d’information en matière de santé. Et gardez l’œil ouvert et alerte!

    Le paragraphe précédent est maintenant démenti! Commençons par faire une sorte d’inventaire des types de tests qui pourraient exister pour détecter le coronavirus. La quasi-totalité des tests utilisés jusqu’à présent au Québec, au Canada ou ailleurs dans le monde sont des tests basés sur les acides nucléiques, aussi connus sous l’acronyme PCR. Rappelons que ces lests détectent le virus lui-même. L’autre grande catégorie, constituée par les tests sérologiques, consistent essentiellement à identifier les anticorps. Ils ne peuvent donc pas être utilisés pour détecter précocement une infection, mais plutôt pour détecter qu’une personne a été atteinte et est maintenant immunisée. Selon La Presse et d’autres media, Santé Canada a récemment approuvé un premier test sérologique, qui commence à être utilisé au pays.
Par ailleurs, toujours dans La Presse, un titre accrocheur a pu faire rêver certaines personnes: Le cannabis pourrait aider à combattre le coronavirus. Ne cherchez cependant pas dans le catalogue de la Société québécoise du cannabis (SQDC): le cannabis qui pourrait être utilisé n’est pas en vente!

Certaines produits plus ou moins naturels ont été proposés pour lutter contre la maladie: l’ail et les oignons (on y retrouve de la colchicine, citée plus haut), les vitamines (en particulier la vitamine C), des oligo-éléments tels que le zinc (que l’on peut trouver en vente libre sous forme de pastilles), les agrumes dont les oranges (dont la peau contient de l’hespéridine), l’adrénaline, les huiles essentielles, etc. Nous ne discuterons pas ici de l’utilité de ces produits: retenez simplement que dans le cas de la maladie à coronavirus, ils ont une efficacité nulle ou non prouvée. Et l’excès peut être très dommageable…

S’il n’y a pas de substances permettant de ne pas attraper la maladie et en l’absence d’un médicament, on peut quand même avoir recours à certaines pratiques pour passer à travers. Ainsi, il est très fortement recommandé de boire beaucoup d’eau pour éviter de se déshydrater, de se reposer, de prendre des médicaments pour faire tomber la fièvre, etc. À ce propos, une étude non confirmée scientifiquement a montré que l’utilisation d’acétaminophène (Tylenol) était préférable à celle d’ibuprofène (Advil, Motrin). Mais rien n’est prouvé. Dans le doute, il vaut mieux continuer à utiliser son anti-douleur habituel ou aller voir sur le site de Passeport Santé pour connaître la différence entre les différents types. On a aussi parlé de l’alcool, des drogues légales (cannabis). Ils n’ont pas d’action sur le virus. Voir à ce sujet les recommandations d’Educ-Alcool sur Isolement et alcool en temps de pandémie. Peut-être vaut-il mieux se contenter de camomille en ce moment? Par contre, si vous souffrez d’allergies et prenez des anti-histaminiques, il est conseillé de continuer à les prendre: ils n’aideront pas si vous ne souffrez pas d’allergies, mais ne pas les prendre si vous en souffrez risquerait d’encombrer les voies respiratoires.

Et qu’en est-il du BCG, utilisé pour protéger d’une grave affection des poumons, la tuberculose? Peut-il aider à protéger? Rien ne le prouve, même si des .études visant à prouver son efficacité sont en cours actuellement. Mais comme beaucoup d’entre nous ont été vaccinés avec le BCG il y a quelques dizaines d’années, il est possible que notre mémoire immunitaire soit un peu endormie, contrairement à celle d’enfants ayant été vaccinés plus récemment, ce qui pourrait expliquer leur immunité apparente ou du moins les effets moindres chez eux du virus. On jase…

Dans un autre ordre d’idées, pour montrer que des bonnes idées n’en sont pas nécessairement et qu’on peut souvent avoir des surprises, un ver marin, ayant des capacités d’oxygénation supérieures à tout ce qu’on peut imaginer, a été utilisé pour tenter d’améliorer l’oxygénation de patients atteints de la maladie en difficultés respiratoires sévères (j’ignore comment le ver a été utilisé exactement, mais l’idée paraissait intéressante!). Tous sont morts quelque temps plus tard, en grande souffrance. L’idée a été abandonnée. Et on peut aussi parfois être victime du contre-intuitif. On lit encore dans certaines études que des fumeurs sont plus à même de souffrir de difficultés respiratoires si atteints. Or, une étude expérimentale récente tend à prouver le contraire, aucun des fumeurs ou anciens fumeurs d’un hôpital n’étant décédé ou n’avait souffert de troubles respiratoires importants alors que chez de nombreux autres patients, c’était le contraire. Pas sûr que je vais me remettre à fumer…

Et comment se protéger en désinfectant?
Il existe plusieurs méthodes complémentaires pour se protéger: elles sont regroupées dans la section Précautions.Nous verrons ici quelques méthodes facilement utilisables de désinfection. En premier lieu, signalons que même si le virus est sensible à la chaleur et détruit par elle, le micro-ondes pour stériliser n’est pas adéquat, de même que le fait de boire de l’eau très chaude est totalement inefficace, sauf pour se brûler! Par contre, laver du linge permet de tuer le virus: évitez quand même le lavage à l’eau froide…Même si Internet offre de nombreuses recettes de gel hydroalcoolique, il n’est pas conseillé de préparer son propre gel. Le Purell (un mélange d’alcool et de produit gélifiant pour éviter qu’il ne coule trop facilement), ou toute autre marque commerciale, est préférable pour au moins les deux raisons suivantes:

  • ils contiennent de l’eau oxygénée ou peroxyde d’hydrogène, un produit dangereux à manipuler
  • l’alcool doit impérativement être en concentration supérieure à 60%; or, l’alcool que l’on trouve couramment, de l’alcool isopropylique à 70% n’est pas celui qui est recommandé, à 98%. Il faudrait alors faire une conversion dans le volume… Achetez donc du Purell, il saura vous protéger!

L’alcool à friction à 70% est tout aussi efficace en terme de pouvoir désinfectant. Pour les surfaces (comptoirs, etc.) on peut aussi utiliser de l’eau de Javel diluée à raison de 1 volume d’eau de Javel concentrée pour 10 volumes d’eau. Attention: il faut porter des gants de ménage (en latex par exemple, utilisés pour nettoyer le four, etc.) et toujours verser l’eau de Javel dans l’eau et non l’inverse!

Mais l’agent de désinfection idéal dans notre situation est le savon (en pain ou liquide, peu importe). Mais pas les « savons » pour nettoyer les légumes: ils sont prévus pour éliminer les pesticides et non pour éliminer les virus!

Retour au sommaire

Précautions
Rester chez soi
La première méthode pour se protéger du virus est de ne pas s’y exposer, en restant chez soi ou en évitant de se déplacer d’un endroit dont on est certain qu’il est sain vers un endroit potentiellement infecté. Ou s’il faut absolument sortir en se protégeant au maximum. Mais que signifie ne pas sortir exactement? Ça veut dire éviter de sortir du pays (i.e. pas de voyage dans le Sud ou ailleurs, comme ce qui était prévu cet été ou ce printemps). Ça veut dire également ne pas sortir de la province et ne pas aller contaminer les habitants de la Colombie Britannique ou risquer d’attraper le virus en Ontario (n’oublions pas que le virus se transmet dans les deux sens). Ça veut aussi dire ne pas quitter sa région (et aller contaminer la Gaspésie) ou l’attraper en allant passer une fin de semaine à Rouyn-Noranda, et donc rester dans sa région, en particulier lorsque certaines régions sont fermées. Ainsi, il vaut mieux privilégier le fait de rester dans sa résidence principale plutôt que d’aller s’abriter au chalet. Ça veut dire bien entendu ne pas aller à l’autre bout de l’île de Montréal pour aller chercher du papier toilette au Costco de Terrebonne, mais aussi ne pas aller se promener d’un quartier à l’autre parce que l’herbe y est plus verte ou parce qu’en joggant, il me faut faire au moins 25 km! Donc, ne pas sortir de chez soi, qu’on soit confiné « dur » (14 jours parce qu’on rentre de l’étranger, qu’on sait qu’on est porteur du virus ou qu’on vit avec quelqu’un contaminé) ou qu’on soit confiné « mou » (avec tolérance parce qu’on a moins de 70 ans et qu’on doit aller faire son épicerie une fois tous les 15 jours!). Faites des réserves, pas seulement de papier toilette! Et si vous devez sortir pour renouveler vos ordonnances de médicaments, souvenez-vous que les grandes chaines de pharmacie (Brunet, Jean Coutu, Pharmaprix, Proxy, Uniprix) assurent à peu près toutes la livraison à domicile (ils préfèrent ne pas vous voir chez eux pour le moment…) Autrement dit, ça prend un minimum de jugement, ce qu’heureusement nous avons tous à revendre!!! Si on ne doit pas sortir, c’est pour éviter de la transmettre si par hasard on l’a mais qu’on ne le sait pas, mais aussi pour éviter de l’attraper.

En cas de toux ou de rhume
Si on doit absolument sortir de chez soi, la première précaution à prendre est d’éviter de diffuser le virus: donc, tousser ou éternuer dans son coude. SI on se mouche, il faut se débarrasser de son mouchoir souillé: on pourrait discuter longtemps de la bonne façon de le faire… Contentons-nous de préciser qu’ils ne doivent pas aller dans le bac de recyclage ni dans le bac de compostage! Le mieux est encore de le mettre dans un sac étanche (un Ziploc par exemple) et de le jeter dans la poubelle des ordures ménagères une fois rendu chez nous.

Abordons maintenant les deux éléments clés en terme de précaution a prendre pour ne pas risquer d’attraper le virus ni le transmettre aux autres.

Lavage des mains
L’illustration ci-contre montre les différents gestes nécessaires pour un lavage des mains efficace. Les Gouvernements du Québec et du Canada proposent depuis bien avant la pandémie des méthodes pour un lavage de mains efficace. Et n’oublions pas que l’agent qui détruit le virus, c’est le savon. La durée généralement préconisée est d’un minimum de 20 secondes. SI vous faites bien toutes les étapes, vous allez atteindre facilement les 30 secondes…. Si on est à l’extérieur et qu’on n’a pas accès à un lavabo avec de l’eau, etc., on peut utiliser du Purell, mais le lavage avec de l’eau et du savon est plus efficace et offre le triple avantage de ne pas assécher les mains, d’être moins cher et de ne pas être en situation de pénurie! À quelle température se laver les mains? En fait, il semble que ça importe peu, l’action du savon sur le virus étant la même quelle que soit la température. Évitez quand même l’eau trop froide (pas la mal de se geler les mains) et trop chaude (pas la peine de se brûler non plus). Recommandé: de l’au tiède, c’est plus confortable!

Pour décontaminer son épicerie, après s’être désinfecté les mains avec de l’eau et du savon, on peut suivre les recommandations de Normand Voyer (professeur de chimie à l’Université Laval).

Enfin, bonne nouvelle: les souliers ne ramassent pas le virus: peut-être vaut-il mieux quand même éviter de lécher vos semelles en rentrant chez vous. Mais est-ce vraiment une pratique courante? Par contre, attention aux espaces communs (rampes d’escalier, boutons d’ascenseurs, boutons de porte, etc.) si vous habitez en condominium ou en location.

La distanciation sociale ou physique (bien comprise)
Si on doit absolument sortir de chez soi, que ça soit pour aller à l’épicerie ou pour aller faire une marche de santé, une précaution élémentaire est à prendre: la distanciation sociale, qui devrait peut-être plutôt s’appeler distanciation physique. Elle consiste à veiller à garder une distance minimale entre soi et les autres. Avant de voir la bonne distance, considérons certains points (des études sont encore en cours pour préciser les données ci-dessous):

  • un éternuement ou une quinte de toux peut expulser de 10000 à 40000 gouttelettes de fluides muco-salivaires; chez une personne contaminée, ces gouttes contiennent des virus
  • juste en respirant, on expulse ces gouttelettes, mais en quantités moindres
  • ces gouttelettes sont expulsées à des vitesses de 10 à 30 m/s, c’est-à-dire de 36 à 108 km/h environ
  • elles ont une grosseur de 2 μm à plus de 1 mm: à titre indicatif, un cheveu mesure en moyenne entre 50 et 100 μm de diamètre
  • les plus petites peuvent rester plus de 3 heures en suspension dans l’air
  • le vent peut les transporter facilement jusqu’à plusieurs mètres de leur origine

On peut donc facilement constater que toute distance préconisée par les autorités ne peut l’être qu’à titre indicatif et qu’il faudrait tenir compte de plusieurs facteurs, tels que:

  • reste-t-on proche de l’autre personne pour parler ou ne fait-on que la croiser en tournant la tête? Est-ce qu’on la croise ou on la suit?
  • y a-t-il du vent?
  • porte-t-elle un masque?
  • éternue-t-elle ou tousse-t-elle?
  • parle-t-elle en postillonnant beaucoup?
  • on peut même se poser la question (il y a possiblement un prix Ig Nobel à la clé!) si certaines consonnes ne produisent pas plus de gouttelettes que d’autres (un « P » par rapport à un « L » par exemple; ou si un dentier modifie l’expulsion de ces gouttelettes…)

Donc, quelle distance est « sécuritaire »? Au tout début de la pandémie, les recommandations de l’OMS étaient entre un et trois mètres, mais depuis, de nombreux pays ont adopté la distance moyenne de deux mètres, même si certains pays comme la France ne recommandent qu’un mètre… En fait, ça dépend également de l’activité qu’on pratique et que l’autre pratique. Ainsi, pour deux personnes qui ne font que se croiser, deux mètres est une distance adéquate. Mais si elles parlent entre elles dans la rue, il vaudrait mieux viser trois mètres; de leurs côtés, la marche rapide nécessite une distance de trois à cinq mètres, un jogging 10 mètres et la bicyclette, 20 mètres: impossible dans ces conditions de rouler en peloton!

On peut se demander ce que représente deux mètres, la mesure (minimum, on l’a compris) recommandée par la Santé publique. Pas question de se promener constamment avec un galon à mesure! On peut se représenter la hauteur normale d’une porte de chambre, ou la longueur d’un lit queen. On peut aussi comparer avec la largeur de certains trottoirs: souvent, il faudra en mettre deux côte à côte pour atteindre les deux mètres! Ou encore, une longueur de bicyclette. Des repères intéressants si on a de la misère à visualiser les distances. On peut aussi assimiler ces deux mètres à la hauteur d’un six-pieds: mais il vaudrait mieux ajouter quelques pouces pour faire bonne mesure!

Technologie oblige, des applications d’intelligence artificielle pour téléphones cellulaires sont en développement un peu partout pour enregistrer les personnes qui se sont trouvées proches de vous dans vos déplacements. Ceci permet de les retracer plus rapidement, que ce soit vous qui les ayez contaminé ou l’inverse. Grâce à la géolocalisation, ces applications enregistrent la présence d’un autre téléphone (et le numéro) s’il se trouve trop proche. Par contre, on peut se poser des questions du côté de la protection des données personnelles et les libertés individuelles. Big Brother, quand tu nous tiens…

    Ainsi, plusieurs applications pour les téléphones intelligents et leur fonction de géolocalisation sont apparues un peu partout dans le monde et un certain nombre de pays les ont autorisées voire adoptées et recommandées. Qu’en est-il chez nous? L’Institut québécois d’intelligence artificielle a conçu sa propre application, avec bien entendu « toutes les précautions éthiques nécessaires » selon le professeur bien connu Yoshua Bengio, de l’Université de Montréal, qui est un peu l’instigateur et le concepteur de cette application. Cependant, plusieurs personnes soulèvent de sérieuses questions sur cette application et plus généralement ce type d’application, en particulier Jocelyn Maglure, de l’Université Laval et notre collègue de l’UQAM, Yves Gingras, qui ont tous les deux réagi dans le même sens. Et vous? Qu’en pensez-vous? Croyez-vous en ce genre d’application? Êtes-vous rassuré par les promesses de protection de la vie privée véhiculées par les concepteurs de ces applications? Nos membres sont, encore une fois, très intéressés par vos avis: laissez un commentaire ci-dessous! Pour la procédure pour Laissez un commentaire…, suivez ce lien.
    Après les opinions de Jocelyn Maglure et Yves Gingras, Fabien Deglise publie dans le Devoir un article intitulé Le projet d’applications de recherche de contacts de MILA crée tout un émoi qui soulève à son tour de nombreuses questions! Mais le Québec et le Canada ne sont pas les seuls à vouloir utiliser ce type de technologie. Sur Le Figaro et sur lintern@ute, on pourra trouver deux sources complémentaires qui font bien le tour de la question suite à l’acceptation par le gouvernement français de l’application StopCovid, qui vise essentiellement les mêmes objectifs que celle de Mila, mais avec une approche différente.

Mais quelle que soit la distance qu’on a maintenu durant nos promenades ou marches de santé, il est crucial de se laver les mains avec du savon en rentrant chez soi et de ne pas se toucher le visage en attendant.

La question des masques et des gants
Il est impossible de ne pas parler ici des masques et des gants. Disons simplement qu’il existe trois grands types de masques: les masques N95 ou FFP2 (en Europe) ou KN95 (en Chine), qui répondent à des normes sévères et qu’il vaut mieux réserver au personnel de la santé, les masques chirurgicaux ou de procédure et les masques faits maison ou couvre-visages. À noter que les foulards ne sont pas recommandés. Les masques sont faits d’abord et avant tout pour empêcher que les gouttelettes émises en toussant et éternuant ne se propagent dans l’environnement. Mais s’ils empêchent le passage dans un sens, ils doivent bien aussi agir dans l’autre sens… Personnellement, j’essaie d’en porter un (de type procédure) dès que je sors de chez moi, malgré toutes les discussions entre spécialistes qui semblent avoir été biaisées surtout par les manques de disponibilité actuels. Je me dis que ça m’empêche au moins de me toucher le visage! Et je le réutilise plusieurs fois…

Le 24 avril 2020, le gouvernement du Québec a émis une forte recommandation pour porter le masque ou le couvre-visage. Le site de TVA Nouvelles du 23 avril ou du Journal de Québec de la même date, tentent de répondre à de nombreuses questions et de donner le maximum de conseils, en particulier sur la façon de fabriquer les couvre-visage et les tissus et matériaux à utiliser et à éviter. Cette page du ministère de la Santé et des Services sociaux contient quantité d’informations sur les couvre-visages recommandés, en particulier un vidéo sur comment fabriquer facilement un couvre-visage en 6 étapes et un vidéo du Dr. Vadeboncoeur pour apprendre à bien l’utiliser (en version langue des signes du Québec). Finalement, la directive de la Santé publique sur la fabrication des couvre-visages faits maison.

De nombreux sites, entre autres européens, proposent eux aussi des patrons et des méthodes pour préparer des masques maisons. Le site de lintern@ute (un site français) propose non seulement un mode de fabrication suivant une norme reconnue (Association Française de NORmalisation, AFNOR), mais également des conseils et des mises en garde très utiles. Si vous avez testé d’autres sites, faites-en profiter les autres (via les Commentaires en bas de page ou par courriel à blogue.apruqam@gmail.com).

Peu importe le type de masque que vous portez, assurez-vous qu’il couvre bien tout le bas de votre visage, plus précisément la bouche et le nez, d’une façon la plus étanche possible.

    Il est maintenant facile de faire des masques ou plus précisément des couvre-visages, plusieurs sites existant avec des modèles et des patrons tous plus intéressants, efficaces et faciles à confectionner que les autres. Mais quels matériaux utiliser? Certains sont-ils clairement à déconseiller? Pour nous faciliter la tâche, le Huffington Post nous simplifie la vie en nous en proposant plusieurs et en indiquant les mauvais choix!

Est-ce que les gants sont utiles et nécessaires? Pour le personnel de santé, oui, indéniablement. Pour nous, simples citoyens, les directives ne sont pas claires. Mais n’oublions pas que le port de gants ou de masque ne remplace pas la mesure la plus efficace: la lavage des mains avec de l’eau et du savon. Et n’oublions pas non plus de se débarrasser de ces gants, une fois souillés (on peut aussi les nettoyer avec du Purell), comme on se débarrasse des mouchoirs et des lingettes: dans un Ziploc puis dans la poubelle d’ordures ménagères une fois rendu à la maison. Et surtout pas sur le stationnement du centre d’achat! Et par ailleurs, rappelons que l’utilisation d’eau de Javel, de Lysol ou tout autre produit désinfectant industriel ou ménager est à proscrire absolument en usage interne (ne pas en injecter dans le corps, ne pas en ingérer): il est crucial, afin d’éviter des accidents potentiellement mortels, de respecter scrupuleusement les modes d’emploi inscrits sur les contenants.

Retour au sommaire

Quelques aspects psychologiques
Il est tout à fait normal que lors d’une période de confinement comme celle que nous vivons actuellement, des périodes de découragement, d’anxiété, d’envie de tout laisser là se produisent. Au besoin, ne pas hésiter à consulter. Attention également à ne pas faire une surconsommation d’informations, méfiez-vous des fausses informations, évitez les situations anxiogènes et gardez l’espoir!

Mais afin de passer à travers, on peut aussi prendre conseil auprès de personnes qui ont connu ce genre de situation. Ainsi, ça a pris 129 jours à Mylène Paquette pour traverser l’Atlantique à la rame (pas vite, hein!) qui nous donne ce conseil: « Comment j’aimerais me souvenir de cette période ». L’astronaute David Saint-Jacques (203 jours dans l’espace) nous encourage à « Garder à l’esprit le but de ce que l’on fait ». Dans notre cas, rester en santé et ne pas perturber celle des autres. Un autre conseil est de surtout ne pas mettre de limite de temps (date) ou de durée trop stricte et de garder une attitude positive. Le confinement ou la quarantaine sont aussi des occasions d’apprendre de nouvelles choses (voir la section Suggestions d’activités). Et une façon de se souvenir de cette période est de se demander: « J’ai appris quoi durant la période? »; une question à se poser à tous les jours. ET pourquoi pas même en dehors de tout confinement!

Même si elle est difficile pour tout le monde, cette situation est temporaire. Aller prendre une marche si on n’a pas de symptôme est une excellente idée. Rire aussi. Pourquoi ne pas en profiter pour regarder quelques caricatures? Il y en a de très bonnes par les temps qui courent! Pourquoi ne pas en profiter pour écrire une tranche de vie aidés-es par Janette Bertrand? Profitons aussi de l’occasion pour mettre de l’avant l’idée même de ce blogue: la solidarité. Dites-nous ce que vous faites, ce à quoi vous occupez votre temps. Parlez-nous et parlez-vous: aidez les autres, contactez-les. Les membres du CA et du Comité solidarité restent en contact très étroit: aidez-les à vous et à nous aider. Vous avez des idées, en particulier pour aider les personnes seules ou moins à l’aise avec les nouvelles technologies? Transmettez-les nous!

Grâce à Winnie Frohn, nous avons accès à un article en danois sur les risques psychologiques du confinement pour les grands-parents. En effet, en date du 5 mai dernier, le Gouvernement danois a jugé qu’il était néfaste pour les grands-parents (et probablement pour les petits-enfants aussi) de ne pas pouvoir se faire de câlins, peu importe leur condition médicale. Dorénavant, les personnes âgées peuvent voir leurs petits-enfants et leur faire un câlin. La Commission nationale de la Santé du Danemark a donné son feu vert aux personnes d’un groupe considéré jusqu’à présent à risque pour recommencer à socialiser. Donc dès maintenant, la recommandation semble être que si vous êtes en santé et en forme, il n’est pas bon de vous isoler – que vous apparteniez à un groupe à risque sur papier ou pas. Mon danois n’étant plus aussi bon que lorsque j’étais jeune (hum!), je laisse le soin à Winnie de nous en traduire l’essentiel..

« Il n’est ni bon ni nécessaire de s’isoler à long terme, et nous proposons donc de nouvelles recommandations sur la façon de continuer à vivre votre vie, même si vous avez une maladie ou une condition qui augmente vos risques, dit Camilla Rathcke, expliquant : Nous avons vu une tendance pour certains à se protéger un peu trop bien. Peut-être à tel point qu’ils sont devenus seuls et tristes de rester seuls à la maison. Les ajustements de la Commission nationale de la Santé sont dus à une meilleure connaissance de la pandémie.

Les personnes pour lesquelles on suppose qu’il existe un risque accru d’évolution grave de la maladie sont celles souffrant des maladies ou conditions suivantes:

  •  Maladie cardiovasculaire grave, par exemple insuffisance cardiaque sévère, cardiopathie héréditaire ou congénitale sévère, crise cardiaque récente, etc.
  •  Maladie pulmonaire sévère, par exemple asthme sévère ou MPOC, maladie pulmonaire grave ou adultes souffrant d’insuffisance respiratoire chronique associée à un centre respiratoire (à l’exclusion des patients souffrant d’apnée du sommeil bien traitée), etc.
  • Cancer du poumon, cancer répandu (métastatique) quel que soit le type de cancer, radiothérapie contre les poumons ou là où les poumons sont touchés, et pneumonie comme effet secondaire de l’immunothérapie.
  • Maladie rénale chronique avec insuffisance rénale (DFGe <15, albumine plasmatique <20).
  • Maladie chronique du foie avec complications.
  • Diabète mal contrôlé.
  • Conditions avec apport nutritionnel réduit et état général affecté, par exemple troubles gastro-intestinaux sévères, syndrome de l’intestin court.
  • Maladies et conditions musculaires, neuromusculaires et neurodégénératives qui entraînent une altération de la toux ou des difficultés à se débarrasser du mucus des voies respiratoires, par exemple SLA, myasthénie, troubles graves des myocytes et du tissu conjonctif, séquelles d’apoplexie, etc.
  • Démence avancée.
  • Système immunitaire affaibli: Maladies avec système immunitaire réduit. VIH positif avec déficit immunitaire prononcé. Transplantation effectuée au cours des six derniers mois. Thérapie immunosuppressive, y compris la chimiothérapie, les stéroïdes à haute dose et les médicaments biologiques.
  • Personnes sans résidence permanente.
  • Certains enfants atteints d’une maladie chronique. »

Le Danemark est-il plus prévoyant pour ses personnes âgées? Est-il trop laxiste? Le débat est ouvert!

    Il y a 50 ans sortait au Québec un film culte: Deux femmes en or, avec en vedettes Monique Mercure (hélas récemment décédée) et Louise Turcot. Aujourd’hui, sur un mode mois comique, j’ai une autre œuvre dans laquelle joue Louise Turcot. Et sur ce même thême de la maltraitance des aînés, un document du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec à lire absolument: c’est court, c’est punché, ça dit ce que ça veut dire et ça n’est pas de la langue de bois!
    Sur la chaîne ARTE TV, une entrevue avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, bien connu en France et au Québec, a été signalée plusieurs fois sur les media québécois. Il nous parle pendant 5 minutes jusqu’au 25 mars 2023 (date à laquelle la vidéo disparaitra) du fait que « Le confinement est une agression psychique). Par ailleurs, dans un ordre d’idée assez différent, l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec a profité que ses membres n’avaient pas de patients pour produire un document sur « Prévenir le déconditionnement chez la personne aînée isolée ». Ce document de 12 pages met en évidence que le confinement peut provoquer chez l’aînée-e une perte de conditionnement (ou déconditionnement)  moteur (perte d’indépendance), cognitif (perte d’autonomie) et social (perte des liens sociaux) dû aux mesures de confinement. Il explicite ensuite en six points les précautions à prendre durant le confinement pour prévenir la détérioration des six domaines: Autonomie et mobilité, Intégrité de la peau, Nutrition et hydratation, Élimination, État cognitif et comportement, Sommeil. Cliquez sur le lien Consulter le document du site de l’Ordre pour obtenir ce document pdf de 12 pages très instructif et très utile. Avec entre autres des exemples d’exercices de mobilité très simples et efficaces.

Retour au sommaire

Quelques aspects non-médicaux
Un seul petit conseil pour le moment dans cette catégorie: si vous avez une auto et que la batterie a plus de cinq ans, faites de temps en temps le tour du quartier (10 minutes environ): ça évitera de décharger complètement la batterie! Surtout s’il fait un peu frais…

Retour au sommaire

On lâche pas!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *